Parce que pour l'âme notre corps n'est qu'une impression passagère, nous devrions détester l'âme.
peaux mortes
Anatène
mercredi 22 mai 2013
2042
Une araignée dans ton sexe, n'a fait qu'une avec mon être.
Je suis le dégout bref, l'injustice qu'on balaie d'un geste sans jamais pouvoir tuer.
Je suis l'inacceptable obligé.
Je suis le dégout bref, l'injustice qu'on balaie d'un geste sans jamais pouvoir tuer.
Je suis l'inacceptable obligé.
2040
Un cœur bordé d'eau
Traverse le pont
La gorge tendue vers le ciel
Le couteau léger
Quand au sourire du soleil
S'étirent les branches
et l'eau pure caresse les rochers blancs.
Traverse le pont
La gorge tendue vers le ciel
Le couteau léger
Quand au sourire du soleil
S'étirent les branches
et l'eau pure caresse les rochers blancs.
2039
Ce que personne ne sait
Ce que personne n'a vu
Ce que tu as vécu
Et ressenti plus loin encore que le monde.
Ce que personne n'a vu
Ce que tu as vécu
Et ressenti plus loin encore que le monde.
2038
Connais tu le code ?
Pour passer entre les deux caves ?
Jouer aux dés
Le sucre au mariage
La butte en mobylette
où il ne faut pas freiner
Le petit doigt collé
Une leçon de piano
Écrire à l'envers
Le coton sur l'étui à lunettes
Pour cette mouche qui n'a pas de nom
Dans mon rêve
Où nous cachions de petits papiers
J'étais l'enfant à la queue de cheval
Tu étais celui que la femme arbre appelle en premier.
Pour passer entre les deux caves ?
Jouer aux dés
Le sucre au mariage
La butte en mobylette
où il ne faut pas freiner
Le petit doigt collé
Une leçon de piano
Écrire à l'envers
Le coton sur l'étui à lunettes
Pour cette mouche qui n'a pas de nom
Dans mon rêve
Où nous cachions de petits papiers
J'étais l'enfant à la queue de cheval
Tu étais celui que la femme arbre appelle en premier.
2037
De la dernière ruine de la dernière caserne
Survivait une maison
Emplie de vieux papiers, poèmes abandonnés
La nuit on entendait
S'écrouler les escaliers.
Survivait une maison
Emplie de vieux papiers, poèmes abandonnés
La nuit on entendait
S'écrouler les escaliers.
1237
Je me souviens nos courses
Certains jouaient, pas nous
C'est loin hier
Tu ne m'a pas dit que tu étais mort
Tu disais je retrouverai mon père
Il vit à Paris et il est riche
Je sortirai d'ici
Tu es mort
Il n'y a plus rien que je puisse faire pour gagner.
Certains jouaient, pas nous
C'est loin hier
Tu ne m'a pas dit que tu étais mort
Tu disais je retrouverai mon père
Il vit à Paris et il est riche
Je sortirai d'ici
Tu es mort
Il n'y a plus rien que je puisse faire pour gagner.
1236
Qui sait du jardin en friche derrière la maison qui s'expriment
Les échos lointains, les cris d'un autre temps
De la chambre des voisins brulait vive
une très vieille sorcière; Alalamembra !
Les échos lointains, les cris d'un autre temps
De la chambre des voisins brulait vive
une très vieille sorcière; Alalamembra !
1235
Nous vivons ici ensemble d'héritages cognitifs non maitrisés et de communications inférentielles articulées aléatoirement.
1233
Sur mes yeux le rideau descendu d'une fine pellicule de métal
Le clou s'enfonce dans la paume et je reste sans larmes
Mon âme sous la mauvaise laine ne ressent plus le froid
La nuit distribue ses gestes, verts, et mon regard méthane
Se demande quand il passe à travers l'ombre, chez quoi mon amour disparait.
Le clou s'enfonce dans la paume et je reste sans larmes
Mon âme sous la mauvaise laine ne ressent plus le froid
La nuit distribue ses gestes, verts, et mon regard méthane
Se demande quand il passe à travers l'ombre, chez quoi mon amour disparait.
dimanche 19 mai 2013
1232
Tu réclames des secondes
à ne plus être toi
et toute la pièce palpite
de rougeoyantes couleurs.
à ne plus être toi
et toute la pièce palpite
de rougeoyantes couleurs.
1231
Un vide ouvert
ou se frottent à l'entrée
nos désirs plus vastes encore
Puis le fond
inatteignable
indifférent
qui s'estompe encore une fois.
ou se frottent à l'entrée
nos désirs plus vastes encore
Puis le fond
inatteignable
indifférent
qui s'estompe encore une fois.
1230
L'abandon triomphal
Tes joues au bord du rouge
Les molécules de l'air
dansent le chaos autour de nous.
Tes joues au bord du rouge
Les molécules de l'air
dansent le chaos autour de nous.
1229
Je pense la lumière
qui danse sur ton dos
Ton ongle qui s'enfonce
Au creux de ma paume sacrifiée
Le plaisir qui s'envole
d'une blessure vocale.
qui danse sur ton dos
Ton ongle qui s'enfonce
Au creux de ma paume sacrifiée
Le plaisir qui s'envole
d'une blessure vocale.
1228
J'ai pour la nature encore
des fluides salés
Que l'amour embaume
Et dont l’œuf d'éternité s'assoiffe.
des fluides salés
Que l'amour embaume
Et dont l’œuf d'éternité s'assoiffe.
1227
Je serai lourd sur toi
Mes cheveux griffant tes pupilles
Mon odeur gagnante
Et le grognement de mon souffle violer tes oreilles.
Mes cheveux griffant tes pupilles
Mon odeur gagnante
Et le grognement de mon souffle violer tes oreilles.
1225
Ainsi
Les amants séparés
Chacun d'un côté des deux rives
Ont regardé durant l'éternité
Venir à eux les barques vides.
Les amants séparés
Chacun d'un côté des deux rives
Ont regardé durant l'éternité
Venir à eux les barques vides.
samedi 11 mai 2013
1223
Le silence raisonné des solitudes attend, quand s'imprime sur l'invisible un regard transparent.
1221
Ton
regard a fait sur mon cœur ce grand trou bleu. On dit qu'il y a quelque
part, derrière la statue d'une Marie, un morceau de tissu qui rappelle à
la vie.
1220
Dans
le rêve ou j'appris à recoudre les tiges des fleurs qui s’exhortaient de
la fissure des pierres pour reconduire vers l'âme, comme autant de
papillons à sauver des dérades.
1219
Perdue la rose à laquelle le verbe fût attaché et dans l'eau limpide descend pensif, un enfant aux yeux violets.
1216
Tout descendait par le ciel et glissait des sapins vers les fonds rouges, mon œil vibrait des ailes.
1215
Tout est jeu dans cette même âme, ou s’effleurent et se ressentent, les enfants morts et vivants du limon.
1214
Je
raccroche mes images, des sons, les odeurs, par de petits bouts de
ficelles aux souvenirs du corps. Je soustrais la logique impure, et
j’observe parfois l'étrange naissance, la résurrection des sensations
libres.
dimanche 5 mai 2013
1211
Tous
les vieux mondes circulent dans l'onde, et plus jamais je ne veux
entendre, les écumes anciennes qui remuent la terre. Le chemin qui dit
la mort. Regarde, dans l'horizon elle prend l'apparence d'un soleil.
Celui ci me fera sourire, jusqu'à ce que je sois déposé dans l'ombre,
par ces poignées tenues par des mains de sable.
1210
Par
le long des plaines glisse le vent, s'écorchant si peu des couronnes sur
les pierres, posées là par des enfants qui n'existent plus.
1209
J'ai
rêvé des vies qui n'étaient pas la mienne et ne seront jamais les
vôtres. Souvenirs imprimés dans l'air des temps oubliés. D'autres noms,
d'autres amours, avec leurs peines, leurs vexations ridicules et des
colères à décocher l'horizon.
1208
Puisque nous nous fûmes en ce monde, les vibrisses de l'âme.
Avons nous entendu dans nos rêves, respirer le monde.
Et les vibrations brèves qui disaient nos avenirs.
Avons nous entendu dans nos rêves, respirer le monde.
Et les vibrations brèves qui disaient nos avenirs.
samedi 4 mai 2013
1207
Remuant
des fournaises, ombres et souffre dansaient devant les troupeaux
ébahis, le feu pouvait bénir, à jamais la cité comme le plus violent des
paradis.
vendredi 3 mai 2013
1205
A
l'heure ravie des pensées sombres, geignent encore exhibant leurs
entrailles les enfants monstres, que sous la lune j'attends cramant mon
allumette sous l'arbre du mal.
1204
J'attends
ma nuit d'ambre et le chemin vers l'arbre venimeux, la femme aveugle
aux traits pâles et les branches dans ses cheveux, ullivions de ronces. Mon couteau dans les yeux.
1201
J'écris la lèvre sur les algues dans mon intimité close avec tout autour de moi le sifflement du vent venu des mondes ouverts
1199
J'atteindrai la vie sans mémoire et lointaine tel un orphelin survivant du désert qui regarda brûler les villes.
1198
Vieillis,
donne les mots à tes suivants comme aux apporte les briques
raisonnables à la ville, puis meurt complaisamment d'un ton neutre en
attendant ton nouveau cri.
1196
Dormeur,
trouve l'air. N’obéis qu'aux reflets suspects de la nuit et cherche
tout au fond du cauchemar, le pré, l'arbre et sa branche qui se nourrit
d'une lumière qui franchit les ténèbres.
1190
Ton
imagination montre les rivages et la mer est là pour te noyer, cent
mille bras de dieux pâles effleurent ton corps sans jamais l’étreindre,
aucune présence humaine ne flotte parmi les ruines pour t'aider à
atteindre, l'âme qui t'as engendrée.
jeudi 2 mai 2013
1188
Personne ne viendra tuer les adultes qui errent dans ce monde comme on survit dans un orphelinat.
1186
J'ai su, par l'air hébété des yeux qui transperçaient mon visage brûlé. Assis sur le soleil de l'esprit survivait la chose.
lundi 29 avril 2013
samedi 27 avril 2013
jeudi 25 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
mardi 23 avril 2013
lundi 22 avril 2013
dimanche 21 avril 2013
1171
Mon
vieux pull gris qui pend comme une draperie laisse encore à croire sous
sa surface le torse lisse de ma jeunesse enfuie. J'écris la chambre d'un
cœur qui cherche de l'air et creuse depuis la roche profonde ou dort
encore un brin d'herbe qui verra derrière la mort les azures futurs.
1170
Je ne
peux plus lire comme on va vers des lampes usées et qui ne racontent plus
rien que ce monde ci, dans l'illusion des portes qui s'ouvrent sans
bruits.
1169
Tout ce qui m’entoure ignore le cauchemar, cette hallucination d'enfant qui survit en moi d'une stabilité minérale.
1168
Je
m'apprends de jour à jour à te battre et mon corps et les âmes que tu
m'a confié ne seront bientôt plus que des détails qui brûleront sur mon
passage.
1167
Enfant
je n'ai pas voulu te suivre dans les présages de la mort et j'ai suivi
mon propre chemin désobéissant. Je ne serai l'écho de tes cris qui
s'élèvent et de mon hallucination. Je n'ai rien à racheter pour nous. Je
ne suis pas le fils responsable de mes précédents. Je te hais comme je
t'aime entre nous deux uniquement.
samedi 20 avril 2013
1166
Je
suis monté par la bute un peu boueuse, le ciel était gris foncé. Son
sommet était bouché par un miroir, planté devant moi et qui reflétait
mon visage austère comme une cicatrice. J’ai eu peine à me reconnaitre,
je ressentais la fissure étrangère, dans la normalité du rêve. J’ai
répété et suivi mes gestes, afin de vérifier scrupuleusement. Ce corps
m’imitait mal, un léger retard et un zèle excessif.
L’humidité dérangeait toutes mes croyances, ce monde ne correspondait
en rien à mes souvenirs du paysage cauchemardesque, sec et brûlant
auquel j’étais habitué. Le blouson bleu marine me coupait le cou.
J’insistai un peu dans l’exercice, bien pressé tout de même à me fondre
en ma silhouette de cet autre monde. Elle me paraissait malgré tout
bien inquiétante, courroucée. Ses traits tendus et graves semblaient
dire « ce n’est pas ce chemin-là, moi je me suis trompé ». Il pleuvait.
Rien n’était paisible, le ciel allait se déchirer. L’espace d’une
seconde, le reflet s’est révélé dans un geste opposé au mien. D’un pas
j’ai voulu m’y fondre, et celui m’a repoussé des deux mains avec la
violence d’une animalité pure. J’ai cru l’entendre murmurer dans ma
chute « laisse-moi perdu ici ».
1164
Les poètes sont des sexes rabougris sous des jeans délavés qui pressent le bouton rouge au passage piéton.
vendredi 19 avril 2013
jeudi 18 avril 2013
mercredi 17 avril 2013
lundi 15 avril 2013
1149
Mon insomnie tirait trop fort sur la nuit
jusqu'à la déchirure et dans le ciel je voyais s'ouvrir la fente blanche
qui engendrait des mots.
1146
La vibration des écritures comme sur les murs des fusillés nous donne encore votre présence tendue dans une immobilité étrange.
1145
Le souvenir qui met le vide un soir au milieu
des amis, comme les terres, les forêts où l'on a marché, ce palais lourd
qui dit combien nous sommes vains.
Inscription à :
Messages (Atom)
